Usage de BDD images merchandising piratées : quels sont les risques ?

Les négociations à peine terminées, un autre marathon commence, celui de devoir déployer des dizaines de planogrammes dans des délais très courts. Si votre BDD images n’est pas à jour ou est incomplète, la tentation peut être grande de scrapper les photos de produits manquants sur les sites e-commerce des enseignes. Mais le saviez-vous, cette pratique courante est interdite. Dans cet article, notre expert en contenu digital vous alerte sur les risques juridiques et opérationnels liés au piratage de BDD images et métadonnées produit.
Constitution des bases images merchandising pour la création des planogrammes : quelles sont les pratiques ?
La constitution d’une base de données pour les besoins du merchandising suppose la prise en compte de deux variables : le volume de références d’un segment de marché et la fréquence de mise à jour de la BBD.
- Le volume de produits représentatif d’une catégorie merchandising :
Il s’agit pour les industriels concernés de réaliser une veille exhaustive des images et métadonnées de tous les produits référencés dans un rayon donné. Au-delà de ses propres références, l’industriel doit collecter les images et métadonnées des MDD des différents distributeurs ainsi que celles des produits des autres marques nationales voir mêmes locales référencées.
- L’actualisation de la base image produit :
Dans le secteur des PGC alimentaires, près d’un tiers des références évolue chaque année. Pour garantir une représentation fidèle des références d’un rayon à un instant donné, industriels comme distributeurs doivent assurer une mise à jour régulière et rigoureuse de leur BDD images.
Les 3 pratiques les plus courantes
« Pour constituer une base image merchandising, plusieurs approches existent :
- s’appuyer sur un studio photo interne afin de développer sa propre base dans les règles de l’art. Mais ceci implique la mise en place d’une chaine de production complète (acquisition d’échantillon de produit, numérisation, saisie des métadonnées …)
- faire appel à un prestataire spécialisé comme Klee Studio ;
- contourner les règles en « scrappant » des images et des données sur Internet.
Par manque de ressources internes et dans un objectif de réduction des coûts, cette dernière pratique tend à se développer. Cependant, elle expose les entreprises à des risques juridiques et opérationnels majeurs. » explique Xabi Susperregi, Business Unit Sales Manager, Klee Studio
Quels sont les risques liés à l’usage d’images piratées dans ses planogrammes ?
Pour la réalisation des planogrammes, les équipes merchandising récupèrent sans aucun mal en interne les visuels et métadonnées de leurs propres références produit. Pour ceux des concurrents, lorsqu’elles ne font pas appel à un prestataire spécialisé, certains services complètent leur base de données à partir de captures d’écran et de données collectées sur Internet.
Or, cette pratique ne respecte ni le droit relatif à la propriété intellectuelle des images, ni les CGU (Conditions Générales d’Utilisation) des sites e-commerce qui mentionnent souvent que « La reproduction, l’extraction ou la réutilisation, par tout moyen, y compris les méthodes assimilables au scrapping des contenus (photographies, description etc…) du site est interdite comme sur le site de Carrefour. Sans compter que cette pratique présente aussi également des inconvénients techniques.
Respect du droit d’usage des images produit : ce qu’il faut savoir
« Si vous souhaitez constituer vous-même votre base de données merchandising, rien ne vous empêche d’acheter les produits de votre catégorie, de les photographier sans les altérer et de collecter les données nécessaires à la création de vos planogrammes.
En revanche, il est illégal d’utiliser :
- des visuels dont vous ne détenez pas les droits d’auteur,
- des images créées par une IA car celle-ci risque d’altérer la représentation du produit.
L’usage de l’IA pour créer votre base images produit est interdit
Contrairement à une photographie, une image générée par IA peut présenter des écarts avec la réalité du produit avec son lot de conséquences métier : données erronées, plans incorrects, analyses faussées Du fait de ce risque leur usage est interdit.
Le non-respect du droit relatif propriété intellectuelle en cas de captures d’images sur Internet
Si vous complétez votre BDD merchandising avec des captures d’écran réalisées sur les sites e-commerce, ou que votre prestataire utilise ce procédé, vous vous exposez à un risque juridique car vous ne respectez pas le droit d’auteur*. Sans autorisation explicite du propriétaire des images, celui-ci peut exiger le versement de dommages et intérêts. Le service de la répression des fraudes peut également vous demander de justifier la provenance des images de votre BDD. Car en droit français, toute image publiée en ligne est protégée par le droit d’auteur dès sa création, même si aucun © n’apparaît (economie.gouv.fr). Cela signifie que le seul fait d’extraire et utiliser l’image sans autorisation est interdit.
Quelles sont les conséquences opérationnelles de l’usage d’une base d’images piratée ?
L’utilisation d’une base d’images constituée à partir de captures d’écran sur internet présente plusieurs inconvénients majeurs :
- qualité d’image insuffisante et disparate,
- détourage imprécis,
- angles de vue incohérents (image de ¾ par exemple),
- formats fantaisistes,
- métadonnées incomplètes et/ou erronées.
Au final, votre base de données devient peu fiable et difficile à exploiter. L’usage de données incomplètes et incohérentes va non seulement ralentir votre processus de production des plans merchandising mais aussi impacter leur qualité avec un risque de dévaloriser la qualité de vos recommandations auprès de vos clients, voir même de les invalider.
Enfin, les images trop lourdes et mal dimensionnées peuvent provoquer des ralentissements importants d’import de base et de lecture qui peuvent affecter la performance de votre logiciel de merchandising.
Comment garantir la création d’une BBD images merchandising conforme à la réglementation et performante ?
« Chez Klee Studio, nous avons conçu une méthodologie exclusive qui offre à nos clients une base de données d’images toujours à jour, homogène et irréprochable en qualité — tout en garantissant une conformité totale aux droits de propriété intellectuelle. Résultat : un sourcing simplifié, sécurisé et prêt à créer de la valeur. » détaille Jean-Luc Malige, Directeur Commercial chez Klee Commerce.
Les photographies réalisées par les équipes de Klee Studio font l’objet d’une cession de droits d’usage claire et sécurisée, permettant à leurs clients d’exploiter leurs bases de données en toute conformité.
En résumé, les clients de Klee Studio, bénéficient d’une base de données merchandising entièrement opérationnelle, actualisée et parfaitement conforme aux droits de propriété intellectuelle. Ils ne manquent aucune innovation de leur marché, évitent la perte de temps liée à la collecte manuelle d’informations et s’affranchissent du retraitement fastidieux d’images inadaptées. Ils disposent ainsi de bases visuelles et de métadonnées fiables, complètes et prêtes à l’emploi — un atout essentiel pour élaborer des planogrammes précis, inspirants et à forte valeur ajoutée.





